04 septembre 2009
Dans la dignité
Parmi la multitude de liens que vous apercevez dans le menu de gauche, le site des Darwin Awards. Pour ceux qui l'ignorent, les Darwin Awards sont un prix décerné a ceux qui sont décédés ou presque dans des situations particulièrement abracadabrantes ou ridicules. Alors je sais, faut pas trop rigoler avec la mort mais franchement, y'en a quand même qui cherchent un peu la merde. Je vous cite un exemple:
Le lauréat pour 1997 s'appelle Larry Waters, de Los Angeles, un des rares à avoir survécu à son exploit.
Tout petit, il rêvait déjà de voler ; c'est pourquoi, une fois ses études terminées, il intégra l'armée de l'air, avec l'espoir de devenir pilote. Malheureusement, une vue déficiente l'en empêcha et il dut se contenter de regarder passer les avions depuis la cour derrière sa maison.
Un jour, il eut une idée de génie qui allait lui permettre de voler. Il se rendit au magasin le plus proche qui vendait du matériel provenant des surplus de l'armée et y acheta 45 ballons météorologiques, d'un diamètre dépassant un mètre, ainsi que quelques bouteilles d'hélium. De retour chez lui, il fixa les ballons au transat de son jardin, qu'il attacha au pare-chocs de son 4x4 avant de gonfler les ballons. Il se munit de quelques provisions, ainsi que de son pistolet à air comprimé, destiné à faire éclater un certain nombre de ballons pour lui permettre de redescendre sur terre le moment venu. Ensuite il s'installa dans son transat et s'attacha solidement, en pensant planer pendant quelques heures à une dizaine de mètres au-dessus de sa maison.
Les choses ne se passèrent pas comme il supposait. En coupant la corde qui l'attachait à sa voiture, au lieu de s'envoler en douceur comme prévu, il partit comme le boulet d'un canon jusqu'à 4000 mètres d'altitude. A cette hauteur-là, il n'osait plus faire éclater ne serait-ce qu'un ballon, de peur de se déséquilibrer et dut se résigner à planer pendant plus de 14 heures, mort de peur et de froid.
Ensuite les vrais ennuis commencèrent. Il atteignit les couloirs d'atterrissage de l'aéroport international de Los Angeles. Le premier à le repérer se trouva être le pilote d'un avion de United Airlines, qui signala à la tour de contrôle la présence d'un homme armé dans un transat. Le radar confirma qu'un objet planait effectivement à 4000 mètres au-dessus de l'aéroport. Le plan rouge était déclenché et un hélicoptère décolla à la tombée de la nuit. Malheureusement un vent de terre se leva et emporta Larry vers la mer, suivi de près par l'hélicoptère, qui ne réussit à le rattraper qu'au bout de plusieurs kilomètres. Une fois que l'équipage eut compris que Larry ne représentait aucun danger, ils essayèrent de se rapprocher mais échouèrent à cause des turbulences provoquées par les pales. Ils le remorquèrent donc jusqu'au rivage où Larry fut arrêté par la police de Los Angeles pour avoir violé l'espace aérien.
Pendant qu'on l'emmenait, les menottes aux poignets, un journaliste qui avait assisté au sauvetage, lui demanda pourquoi il avait fait cela. Sans s'émouvoir outre mesure, Larry lui répondit : "On ne peut pas rester comme ça les mains dans les poches toute la journée... "
Le non contre un pourquoi
La société d'ultra consommation génère ses propres mutants, les réfractaires qui progressivement glisse vers l'intolérance totale. Non aux produits chinois, non à la viande, non à la musique commerciale, non aux supermarché, non à internet, non au téléphone portable, non à l'aspartam, aux antibiotiques, à l'état, à l'Europe, aux banques, non aux allocs, au patronariat, à la justice, aux Etats Unis, aux religions, au tabac, aux fast-food, aux 4x4, au nucléaire...
On a une bonne raison, au moins, de rejeter tout ça en bloc. C'est alors accepter de faire le grand écart entre des concessions évidentes qui nous permettent de rester citoyen du monde, et un idéal absolu qui ne sera jamais atteint. C'est une pente glissante vers l'auto-exclusion et la non-communication.
Se fixer un objectif, un programme, pour faire évoluer les choses, c'est déjà pas si mal... Essayer de faire pousser ses légumes, se donner une éthique en tant qu'artiste, respecter son patient en tant médecin au delà du Serment d'Hippocrate(1), ne pas laisser quelqu'un s'enliser quand on peut lui tendre la main... Il y a une sommes restreintes de choses a faire individuellement qui apporteront beaucoup plus a l'ensemble que de tout rejeter en bloc. Accepter le choix de l'autre, ne pas juger sans l'ensemble des données, tacher de comprendre les positionnements différents y compris quand ça semble illogique ou débectant. Privilégier le dialogue même quand c'est l'action qui s'avère la plus rapide.
On ne peut manier une lance qu'avec un bon appui au sol, des références communes, un terrain d'entente propice au dialogue. Parce que mener son combat seul contre le monde entier est égoïste et ne soulage que sa conscience, là ou poser le doigt sur l'unique problème qu'on maîtrise bien peut s'avérer constructif pour tous. Si chacun apporte sa compétence propre, tout s'emboîte et la société évolue, à l'image des sociétés primitives ou chacun avait un rôle précis a jouer. On apprend beaucoup plus des conseils d'un proche que de la rumeur générale.
Arrêtons d'avoir des idées arrêtées sur tout comme nous y incite les médias. Développons nos compétences et soyons convaincants autant que convaincus: il est possible, chacun à notre échelle, de renverser la vapeur.
(1) extrait : « […] Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité. Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque. »
28 août 2009
Perception
Le monde tourne autour de moi.
Quand je tourne la tête, mon corps se fait lâche, tandis l'univers entier pivote autour de ma boite crânienne.La zone panoramique de mon champ de vision oblige chaque objet a trouver sa place de façon précise, s'habille de textures et de couleurs, s'oblige à exister pour être vue jusqu'à la limite du point de résolution de mon oeil le plus fort.
Le sol fait parti de ce vaste environnement mouvant, pivotant, grouillant. S'il ne m'usait pas les reins à attirer mon corps de la sorte vers lui, je serais probablement en train de dériver dans l'espace, ou plutot l'espace de dériver autour de moi.
J'ai ma vision propre, mes couleurs sont uniques. De même, j'entend comme personne d'autre n'entend. Chaque son est signé de mon interprêtation, filtré par le moindre pore de ma peau, équalisé par mon cerveau.
Je ne peux pas être autrement qu'égoiste, le monde tourne autour de moi, se limite bien souvent à ce que je vois, et ne m'est appréhendable qu'au travers de mes propres codes. J'ai une vision depuis mes 178 cms, je n'ai aucun recul, je prend tout dans la gueule. D'où je suis, la terre n'est pas ronde et se limite à quelques rues, quelques individus, une bache bleuté en guise de ciel. Mon esprit me martèle qu'au delà rien ne se passe puisque rien n'est analysable par ma pauvre tête. Elle s'applique juste à traiter une petite trentaine de cartes postales par seconde. Point.
Ce soir encore, je regarderais le journal d'actualités. On va probablement déclencher une guerre chez moi, des coups de feu vont claquer en 5.1. Et je ne verrais qu'un écran plat LCD widescreen, son stereo nicam posé dans mon salon, dans l'axe d'une paire de pieds. La réalité virtuelle, c'est ma perception du monde.

24 août 2009
plastique et vocalises
Une étude trés sérieuse menée par l'institut américain de recherche sur le développement contemporain des formes d'expressions musicales (AMCED) rapporte qu'un corrélation existe entre l'évolution des systèmes de réajustement de la voix et les progrés en terme de chirurgie esthétique.
En effet, d'après plus études comparatives menées sur différents panels de chanteuses dans les années 80/90/2000, il ressort que les prothèses mammaires ont marqués l'entrée sur la scène dite populaire d'une forme d'artiste pour qui il était nécessaire d'adjoindre un correcteur de hauteur de ton (aujourd'hui auto-tune) afin d'en préserver la crédibilité. le développement et la popularisation des opérations dites de "relooking" a engendré une explosion des vocations musicales, sans pour autant favoriser la quelconque mise en place d'un apprentissage de chant chez près de 87% des sujets médiatisés.
D'après ces mêmes études, on doit s'attendre d'ici 2020 à n'avoir plus que des "voiceless singers" (chanteuses sans voix) sur scène, avec une plastique cependant tellement avantageuse que ce détail devrait être rapidement oublié par le PUBLIC. Ce terme devrait d'ailleurs rapidement remplacé celui d'AUDITEUR, comme celui-ci a enterré le qualificatif de MELOMANE dés la fin des années 70.
La parfaite connaissance du marché de la production musicale qui crée elle même ses propres tendances depuis une dizaine d'année, affiche donc un paradoxe pour le moins surprenant: Elle n'a jamais proposé au consommateur un produit plus formaté à être écouté passivement qu'aujourd'hui (tubes mainstream étudiés pour séduire et mise à l'image séduisante), tout en subissant de plein fouet la crise du disque et la dévalorisation du travail artistique.
L'AMCED y voit directement une relation de cause a effet; Selon le professeur MANLOMEY, l'industrie du disque a elle même sciée la branche sur laquelle elle était assise: "Yeah, you can't threat people as shit for so much years. You fuck'em, you get fucked, that's the way things goes..."

21 août 2009
Pause détente
Quelques années en arrières, enfin un bon paquet d’années même, j’écoutais déjà des trucs débiles destinés à détendre les neurones. Les trentenaires (et plus si affinité) ont connu billy ze kick et leur cueillette de champi dans les prés. A la même époque, mais sans doute un peu moins populaires, les Raggamins nous servaient la galette et le cidre avec deux albums plutôt frais et nickel pour se vider la tête en chansons. Je me revoie encore en train de passer « un balai dans le cul » pendant le repas dominical, une vraie réussite !
J’avais envie de vous les faire partager ici, et ça tombe plutôt bien puisque leur premier album est en téléchargement gratuit (et légal) depuis maintenant euh… plusieurs années aussi !
Bref, jartez de vos ipod les pseudo chanteurs africains qui nous font du « bwana-bwana chez nous c’est la plage, on fait des phrases en ptit négre et on copule dans la case » pour ce groupe breton qui se la joue pas. Et à l’occaz, partez ensuite à l’écoute de la VRAIE musique africaine ou antillaise, qui vaut nettement plus que cette soupe sans nom que nous servent les grosses (merdes de) radios.
Du soleil a vous, j’ai bien conscience de ne pas toujours tenir un discours optimiste ! Allez vous rafraichir un peu les zoreilles !
(petit rappel: un cli droit et "enregistrer la cible sous..." Sinon vous allez devoir coltiner votre ordinateur sur la plage !)

Il m'emporte
Hier je me suis allongé dans mon lit, le corps fatigué mais l'esprit nerveux... J'ai eu une pensée qui me vient souvent le soir, celle de la courbe de vie. J'ai vu au plafond ma courbe de vie, dont le début s'efface progressivement de ma mémoire, et une fin hypothétique, brutale, sans promesses. Dans ces moment la, je la vois courte, cette putain de courbe. Je réalise que ce que j'ai accompli, et le temps effectif qu'il me reste pour continuer à construire est limité, et juste limité dans le meilleur des cas.
Je vois mes enfants, chaque seconde qui passe est une nouvelle découverte... Un nouveau mot, une nouvelle sensation, un coin du monde qui se dévoile. Sans retour possible, cette candeur qui s'efface au fil des apprentissages, tantôt sous mes yeux, tantôt loin du regard des adultes. J'essaye un instant d'entrevoir pour eux une vie moins sombre que celle qu'on leur imagine dans vingt ans, parce que tout laisse à être pessimiste. Je me vois dans vingt ans, dans quarante ans, lutter avec une force dégressive pour comprendre un monde qui ne sera jamais que celui du futur d'aujourd'hui, et en aucun cas celui de mon époque.
Il y a peu à gagner d'être conscient de la mort, sinon à réaliser que la vie est courte. J'ai trop de choses à faire, je ne veux pas que mon bébé grandisse. Je suis allongé dans mon lit et à ce moment précis j'ai envie de le serrer contre moi, de sentir l'odeur de sa tête, de croiser son regard plein d'étoiles. Je me noie progressivement dans un souvenir, celui de ses yeux plantés dans les miens, un matin d'avril 2008... Un échange intense, sans un mot, dans ce même lit. Trois minutes de bonheur qu'il m'a innocemment offert seuls dans une demie pénombre, et qui resteront ancré en moi à jamais. Il m'emporte avec lui, et la promesse de l'embrasser dés son réveil demain matin.

20 août 2009
Décalage
Qui aujourd'hui peut prétendre exercer un métier qui lui plait réellement, au delà des retombées financières? Combien sont ils a être suffisamment au travail pour le conserver si on leur donne le même salaire à faire autre chose? Le rôle de chacun est formaté à un niveau tel que la notion de faire est entièrement dissociée de la notion de service rendu. Chacun à sa place, on s'active comme une fourmi a alimenter un édifice dont on ne sait plus à qui il profite et comment.
Au travers des talents, on touche parfois l'élite qui nous semblait inaccessible. Un musicien va rencontrer son idole, un écrivain va en côtoyer d'autres a qui il voue une considération incroyable, un sportif pourra serrer la main de sa star préféré, un inventeur obtenir la reconnaissance d'un élu...
Le talent est potentiellement une voie ouverte vers les médias, la reconnaissance et par là même la désacralisation de la pyramide sociale. Hors aujourd'hui, on ne choisit plus son métier par talent, tout au plus par affinité, selon une courbe bien souvent tracée avant la maturité.
Plus l'écart entre talent et activité se creuse, plus l'élite semble inaccessible. Avec la poussée du chômage, outre le sentiment de n'être pas à sa place pour apporter de l'eau au moulin, un fossé se creuse entre les gens qui savent faire et ceux qui apportent une participation modeste sans rapport avec leur talent.
Star-système idyllique, incompréhension des politiques, culture amenée au rang d'entertainment pour les masses qui ne contemplent plus les formes d'art complexe mais absorbent du prémaché... Redonnons a chacun son vrai rôle, celui qui alimente les rêves de réussite sociale. L'école doit jouer ce rôle de découvreur de talent, même si dans le contexte actuel, il sera sans rapport avec le métier finalement exercé. Il faut être artisan de sa réussite pour comprendre qu'au final, chacun a sa place et qu'on peut tous être le grand de quelqu'un...

14 août 2009
Où nous mène le temps...
Je posais une question simple a un présumé voyant (qui souhaitait m'annoncer gaiement les catastrophes à venir dans ma vie) la question suivante: "Comment prétendez vous donner des informations sérieuses à l'échelle d'une existence, la ou météo France se plante une fois sur deux, avec au demeurant un budget annuel de 300 000 000 euros et 4000 salariés affairés à décrypter le ciel?". Ca l'a laissé perplexe sur le coup. Sa force néanmoins, c'est de laisser le choix. Et faire le choix de connaitre son avenir, c'est déjà douter de lui.
Quand Sophie Davant t'annonce un temps de merde, t'as pas d'autre choix que de te faire à l'idée qu'il va faire un temps de merde, plier ton optimisme imbécile, et prévoir un anorak. Les gens, tous au courant de l'intempérie, se retrouvent tous en anorak. Et il pleut pas parce que la météo s'est gourré. Quitte à étouffer ou à se geler les miches, personnellement je tiens pas à connaître le temps qu'il fera demain, pas plus que je ne veux avoir connaissance de mon avenir et encore moins celui de ceux que j'aime. Non pas que je ne doute pas...
Nos trajectoires de vie sont à l'image du temps, déréglées par l'avidité de l'homme, et un progrès qui va trop vite pour son environnement. Les tumeurs, les maux de dos sont plus que des pets de vaches dans la couche d'ozone, c'est le cri d'un équilibre naturel sur lequel crache l'humanité avec ses gaz d'échappement et ses centrales nucléaires. Bien malins les prédicateurs qui peuvent extirper d'un marc de café une trajectoire de vie, de ce contexte ou tout échappe au contrôle de l'homo apocalyptus.
En tout cas, au train où vont les choses, on peut quand même prévoir des carambolages d'oiseaux migrateurs dans quelques décennies, quand bien même on trouverait le moyen de planter des panneaux de directions dans le ciel.

13 août 2009
Ca fait pute un peu, non?
C'est moche de vieillir. Enfin ça a quand même de bons cotés... Je me faisais la reflexion tout à l'heure, en quittant la FNAC avec mon sac bardés de trucs suspects: Le vigile, qui fait pourtant bien zélé dans le genre, ne m'a même pas adressé un regard... 10 ans auparavant je me serais retrouvé fouillé jusqu'à l'anus. Je suis passé devant une glace un peu plus loin et c'est vrai que la maturité donne une autre dégaine, à commencer par vestimentaire!
Je me souviens avoir réalisé que je n'étais plus dans le coup le jour où j'ai croisé une lycéenne en bas de chez moi. je me suis fait machinalement la refexion qu'elle était ridicule, avec sa triple épaisseur de jupes bariolées au dessus de son jean. Je revoyais alors ma mère me faire la même reflexion au même âge qu'elle, et je réalisais que ridicule n'était pas une formule de style pour dire qu'elle ne comprenait pas que je porte des futes délavés à l'eau de javel et bombés de peinture. elle me trouvais ridicule, point.
Y'a un moment ou la société t'impose de choisir ton camp: t'es jeune ou tu l'es plus. Quand tu croises une nénette de 20 ans dans la rue, tu vas la trouver successivement bandante, puis aguicheuse, puis carrément indécente (pourvu que ma fille ne fasse jamais ça!). La mode deviendrait donc un rempart naturel contre l'adophilie...
Je persiste, je tutoie le djeunz qui me demande du feu dans la rue, même si j'accuse poliment le "merci monsieur" systématique qu'on me sert en retour. J'essaye de mémoriser des expressions dans le coup, mais même "dans le coup" ça se dit plus. C'est une sacré merde, il me reste plus qu'à regarder les choses en face, avec pour seul consolation de me dire j'ai tout juste réussi a me maintenir a jour technologiquement. oué, moi aussi j'ai un blog :)

12 août 2009
Screenatorium "Audimat"
J'avais envie de vous parler de cet album, parce qu'il a de trés bons cotés:
Il rappele des souvenirs... Des pistes baties sur le modèle triphop anglais typique des années 90, sauce massive attack, Alpha ou Morcheeba, on y croise des kits rythmiques et des lignes de basse ou de chant qui évoquent sans trahir la grande époque de bristol, et les likeit qui ont suivis ce mouvement jusqu'à aujourd'hui;
Il est assez joliment interprêté: Screenatorium mêle adroitement electronique et acoustique, et la voix de Nawelle Saôdi touche sa cible, avec une justesse parfois toute relative qui gagne d'autant en émotion; Le sax remet une couche de nostalgie..
Screenatorium est un groupe français. Ouais non je veux pas la jouer cocorico, mais on a pas a avoir honte d'avoir ce genre de production, comparé à ce qu'on veut bien nous montrer de la scène francophone dans les médias... Une chanson comme "second chances" trouve pourtant sa place auprès d'un public large !
Un visuel bien foutu également, qui pose l'ambiance façon Ez3kiel;
Cet album est gratuit. Oué. On pense ce qu'on veut des licences Creative Common, n'empêche que ça va vous permettre, pas plus tard que maintenant, de vous procurer ce disque fort sympathique sans avoir à débourser un cent.
Revers de la médaille de la gratuité, j'ai l'impression que peu de gens en parlent... C'est bien dommage, d'autant que la production d'un album, elle, est généralement couteuse en temps et en matériel. Si certains artistes font aujourd'hui le choix de distribuer gratuitement leurs oeuvres, il ne faut pas perdre de vue que c'est parfois uniquement parce que c'est leur seule façon de se faire entendre, finalité s'il en est pour un artiste ! Faut donc les soutenir !
Pour conclure, un album qui sonne comme un hommage, trés classique mais efficace, agréable pour se détendre après une journée de merde. On pourrait lui repprocher l'absence totale de prise de risque, mais est-ce une obligation?
NOTE: ![]()
![]()
![]()
![]()
4/5

Sorti en février 2009 chez netlabel
Lien de téléchargement: http://www.netlabel.be/english/alb_screen_audimat.php
